Racontages


Il était une fois, deux natifs de l’île d’Orléans qui ont ressuscité une grange patrimoniale en l’habitant de vie, d’histoires et de fruits

Un lieu magique

Séparées de leur terre ancestrale, croulant sur des fondations incertaines et attaquées depuis des années par les intempéries, la maison bi-centennaire et sa vieille grange patrimoniale avaient besoin de deux passionnés audacieux et de travaux considérables pour être sauvées. C’est à l’automne 2012 que Catherine et Vincent acquièrent cette propriété pour redonner vie à la vieille grange dans un projet agrotouristique innovateur. 

L’étable d’Amédé Lapointe, dit Audet, fût transformé au siècle dernier par La Société des Chevaliers de Saint-François d’Assise en résidence de retraite et imprimerie. Devenue atelier de menuiserie par la suite, c’est dans un piteux état, abimée par le vent, les infiltrations d’eau, l’usure du temps et les projets inachevés, que ces deux entrepreneurs lui redonne une vocation agrotouristique en 2013.

il était une fois, une idée toute simple, aux implications insoupçonnées dans une industrie au grand besoin d’être réinventée

C’est parfait! C’est tigidou!

Utilisée depuis plusieurs générations, l’expression «tiguidou» est  répandue partout au Québec, de Gaspé à Gatineau.  Elle clôt une conversation, en laissant l’interlocuteur sur une note positive.  Tout est parfait.  C’est tiguidou!  L’industrialisation du Québec du début du siècle s’est fait par le travail de deux peuples, deux cultures, deux langues. L’expression «franglaise» tiguidou est issue de l’entente et la collaboration dans le travail des canadiens-anglais et canadiens-français.  Pour arriver à travailler ensemble, il fallait bien se comprendre. Alors dans les usines, on fournissait des «jigs» aux travailleurs, des emporte-pièces ou patrons à reproduire.  «This Jig’ll Do» est devenu «jigidou» qui s’est par la suite transformée pour devenir «tigidou».  À la confiturerie, on se plaît à dire «This Jam’ll Do».